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 AGRIPPINE

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Agrippine
✰ CROQUE-ODILE

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MSGS PARTIS : 73
DATE D'INSCRIPTION : 07/04/2017

MessageSujet: AGRIPPINE   Ven 7 Avr - 19:21

MUCOVISCIDOSE + ENFUIE DE LA FRANCE AVEC NASH + PORTE SON ENFANT + NE SE TROUVE PAS BELLE + N'A PAS CONFIANCE EN ELLE + CONVAINCUE D'ETRE DESTINEE A LA MORT + REGRETTE NASH QUAND IL EST AVEC LES AUTRES FILLES

J'AI TELLEMENT L'IDEE D'UN COUPLE SOLIDE QUI TRAVERSE L'ATLANTIQUE JUSTE POUR FUIR LE REGARD DES GENS QUI NE LES COMPRENNENT PAS, DANS LEUR FOLIE AMOUREUSE, ET PUIS AUSSI PEUT-ETRE, CE SERAIT VRAIMENT HYPER INSPIRANT (AU MOINS MOI CA M'INSPIRE), NASH A MIS AGRIPPINE ENCEINTE ET DU COUP ILS FUIENT PARCE QUE LEUR FAMILLE EST OUTREE, L'HONNEUR TOUT CA
AGRIPPINE SE SENT PAS BELLE + A LA MUCOVISCIDOSE + N'A PAS TROP CONFIANCE EN ELLE
DONC C CLAIR QUE C PAS ROSE ET PUIS AGRIPPINE A LE SENTIMENT D'ETRE CONDAMNEE A LA MORT
ALORS ELLE VEUT PAS NON PLUS QUE SON ENFANT SOIT LE FRUIT D'UN AMOUR QU'ELLE AURA FAIT RATER
ELLE VEUT PAS, CLAIREMENT, QUE NASH SOIT MALHEUREUX
ET MEME, SI IL PART AVEC UNE AUTRE, ELLE LUI EN VOUDRA PAS, ELLE PLEURERA JUSTE LE SOIR
MAIS ELLE COMPRENDRA, ELLE SE DIRA, C'EST MA FAUTE, LA MIENNE, JE N'AI PAS REUSSI
ET LUI, QUAND IL LA VERRA, DESESPEREE, SUR LE PETIT LIT QU'IL AURA ACHETE A L'EMPLOYEUR DE JAZMIN, IL LA PRENDRA DANS SES BRAS, IL L'EMBRASSERA ET L'AIMERA COMME JAMAIS
ET ILS PLEURERONT, PARCE QUE PLEURER C'EST BEAU ET QUE LEUR JEUNESSE NE TUE PAS LEURS ESPOIRS
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Agrippine
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MessageSujet: Re: AGRIPPINE   Sam 8 Avr - 8:01


agrippine n'a jamais réussi à rêver réellement.
pourtant, ce soir, dans la couverture, elle y arrive.
et son rêve n'est pas banal. elle converse avec son enfant.
maman, j'ai peur.
de quoi, mon fils ?
qu'à ma naissance, vous ne m'avez, papa et toi, donné aucun nom.
mais bien sûr que si, nous t'en trouverons un !
agrippine marque une pause. elle a peur de rompre le lien précoce entre son enfant et elle.
s'il n'y a que ça qui te tracasse, reprend-t-elle.
maman, j'ai peur.
encore ?
maman, je ne veux pas être malade.
tu ne seras pas malade, ton père ne porte pas la mucoviscidose dans ses gènes.
je suis trop petit pour comprendre.
tu ne seras pas malade. tu ne peux pas.
où est papa ?
il dort près d'une autre femme, ce soir. je crois.
dans son rêve, agrippine laisse échapper une larme qui roule sur l'oreiller.
tu pleures, maman ?
oui, mon amour.
pourquoi ?
parce que j'ai peur, sans ton père.
toi aussi, alors ?
tout le monde. c'est naturel.
est-ce que papa aimera d'autres enfants que moi ?
non, mon amour.
pourquoi papa est-il avec une autre femme, ce soir ?
je ne sais pas. parce que je suis laide et repoussante. non, vraiment. je ne sais pas.
maman, j'ai hâte de te voir.
agrippine voudrait lui répondre et lui sourire, mais elle est tirée de son rêve par quelqu'un. des lèvres de tendresse l'embras(s)ent toute entière et elle ouvre les yeux comme on ouvre les rideaux. nash et son beau visage penchés sur elle, elle revient à la vie et se relève, la main sur son ventre. oui, sa vie est laide comme elle mais au moins, elle n'a que des choses belles, et elle essaiera de les conserver aussi longtemps que possible, là, dans son être de dysfonctionnement, près des endroits où la maladie a déjà fait des ravages.

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Agrippine
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MessageSujet: Re: AGRIPPINE   Sam 8 Avr - 11:41

un autre soir, agrippine rêve encore.
alors ?
agrippine sourit.
quoi, alors ?
ben ça alors...
quoi, ça alors ?
quand je vous vois papa et toi vous avez l'air heureux.
on est heureux.
non, pas toi. pas tout à fait.
oui.
mais papa il voit pas que tu es malheureuse, maman.
non, parce que je ne le suis pas quand je suis avec lui.
mais là tu es avec lui.
oui.
maman, ne te ferme pas comme tu le fais avec les autres.
agrippine ne sourit plus.
maman ?
je ne me ferme pas. je suis heureuse. mais fatiguée.
pourtant, tu sais que tu vas mourir.
tout le monde meurt un jour.
oui mais toi tu vas mourir plus tôt.
oui.
papa sera triste ?
oui.
et moi ?
toi tu le rendras gai.
sans toi ce sera dur. il ne sourit que lorsqu'il te voit.
tu hériteras de mon sourire. ça lui fera plaisir.
moi je ne veux pas de ton sourire. je veux toi.
on a pas toujours ce qu'on veut dans la vie.
maman ?
oui ?
ce qu'on se dit, c'est triste.
son enfant lui échappe encore. parce que le jour s'est levé. agrippine se sent lourde et maladroite. elle repousse la couverture et entend son homme gémir. alors elle reste là et attend. et elle pense. elle pense qu'elle va mourir. comme l'antigone d'anouihl. elle pense à la maladie. elle pense que ça sert à rien de lutter contre ça. elle pense qu'elle doit de laisser aller. parce que ce sera plus rapide et qu'elle souffrira moins. mais elle va donner naissance à son enfant.
alors agrippine a le doute.
un enfant sans mère est-il un enfant condamné, lui aussi ?


Dernière édition par Agrippine le Dim 9 Avr - 9:38, édité 1 fois
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Agrippine
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MessageSujet: Re: AGRIPPINE   Sam 8 Avr - 16:32

et britannicus alors ?
cela fait plus d'une heure qu'ils conversent.
ah bah oui britannicus...
on a bien failli l'oublier celui là !
pour sûr !
de tous, c'est celui qui n'aurait point dû être oublié !
tu n'es pas déjà né et tu parles mieux que moi.
on est dans le rêve, maman.
tout de même.
allons, allons...
tu as déjà si grandi !
en réalité, je ne connais même pas britannicus.
c'est le demi-frère par alliance de néron, qui lui est fils d'agrippine et d'un inconnu.
tu as lu la pièce de racine ?
oui. j'avais quatorze ans.
tu aimes l'art, n'est-ce pas ?
à part la peinture et le théâtre...
et la façon dont tu soignes les gens ! j'ai bien vu le vieillard de tout à l'heure esquisser un sourire de satisfaction. il avait l'air plutôt content de ton travail.
être rebouteux, c'est pas de l'art c'est de la médecine.
c'est une forme d'art.
je ne sais même pas si c'est légal.
tu sais que tu t'es endormie sur le divan esprit romain ?
quelle coïncidence, nous qui parlions de britannicus !
ce n'est pas par là que je voulais aller.
ah ?
c'est mauvais pour ton dos.
allons bon, mon enfant me donne des cours.
non mais, avec ton ventre c'est pas conseillé...
agrippine garde le silence.
pendant un moment, elle ne pense à rien.
tu m'apprendras à être rebouteux ?
je ne sais pas. tu as encore le temps.
c'est trop long six mois à attendre encore...
il me semble que jusque là tu as été bien occupé, entre la traversée de l'atlantique, l'installation dans cette maison, les festivals et les consultations !
maman, je sens la maladie qui coule en toi.
tu changes souvent de sujet.
que puis-je faire pour t'aider ?
revenir chaque songe me parler.
très bien, c'est ce que je ferais.
cela fait un certain temps que nous discutons, non ?
on a que ça va faire de toute façon...
oh non, j'ai la cuisine, et nash qui reviendra affamé comme toujours...
t'as qu'à lui faire ton plat provincal il aime bien. ajoute quelques épices orientales ça fera une différence. et si tu mets un peu de crème ça donne une autre ambiance.
tu as des talents culinaires toi maintenant ?
je mange à de ce que tu manges j'ai eu le temps d'enregistrer les aliments...
allons bon une autre lubie...
papa arrive, maman. je t'aime.
et encore il lui file entre les doigts. mais il va revenir. elle le sait.
elle le sent.
quand une femme entre pour se faire soigner, agrippine y met toute son âme.
et le soir, dans les bras de son amant, elle est épuisée.
mais un petit rayon de bonheur a résisté.[/color]
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Agrippine
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MessageSujet: Re: AGRIPPINE   Dim 9 Avr - 9:37

quatrième et dernier rêve auquel on assiste.
dernière face d'agrippine, qui fut jadis une reine mise à mal par son propre fils, néron. mais notre agrippine est une simple femme. une simple femme qui a une histoire, elle aussi.

bon.
comme tu dis.
je crois qu'on a fait le tour.
quel tour ?
de nos paroles.
c'est la dernière fois qu'on se parle ?
oui, du moins jusqu'à ma naissance.
pourquoi tu t'en vas ? moi qui avais tant besoin de toi...
c'est pour te protéger.
tu avais promis...
je ne veux pas qu'on découvre notre pré-relation. que penseraient les gens ? et papa ? chaque soir tu es pressée de me retrouver alors tu t'endors et tu le délaisses. tu crois que ça lui fait plaisir ?
ne me fais pas une leçon de morale...
si tu délaisses papa, il ne t'aimera plus.
nous nous aimerons toujours nash et moi. tu es le fruit de notre amour.
je ne veux pas être la cause de ton malheur si papa s'en va voir une autre. tu n'as que trop pleuré. allons, garde tes larmes, tu en auras besoin quand tu riras aux éclats de nos aventures à tous les trois.
c'est donc la dernière fois... moi qui aimais ces rencontres. j'espère que tu seras comme tu es là maintenant. en attendant, profite de mon ventre. éloigne la maladie.
oui, ma petite maman.
agrippine est triste.
que penses-tu de sylvain ?
comment ?
pour ton prénom.
et si je suis une fille ? je ne vais pas m'appeler sylvette.
sylvie. ou anne. jeanne.
non ne dis rien, je veux avoir la surprise.
ah ?
long silence. agrippine croit l'avoir encore perdu.
mais non, il est bien là encore, son enfant.
tu me racontes comment tu as rencontré papa ?
ça remonte ! et pourtant, j'ai vingt ans. les amoureux sont-ils censés se rencontrer à vingt ans ?
allez, dis moi maman...
agrippine se lance. elle fonce. se dévoile.
je crois que la première fois qu'on s'est vus, c'est dans les champs, dans la ville d'aix-en-provence, là où nous avons passé notre enfance. c'était un matin de printemps comme celui-ci et les fleurs volaient comme dans les films. il était tout sale et crotté. moi aussi. ma robe était bonne pour la poubelle. j'avais marché toute la journée. j'avais exploré chaque recoin de la forêt et de la campagne. oui, j'aimais beaucoup cela. j'ignore ce que nash faisait. probablement lui aussi avait échappé à sa famille. cinq ans on avait et nous n'aimions pas la façon dont nos parents nous élevaient. on avait du sang rebelle dans le corps. mais moi, j'avais autre chose.
la maladie ?
oui. tout de suite, nous nous sommes rapprochés, on se voyaient beaucoup et ma copine de classe était jalouse car elle l'aimait en secret (même si tout le monde savait). enfin tout le monde sauf l'intéressé, qui, atteint les seize ans et toujours aimé par mon amie, volait de fille en fille. il en prenait une un soir et l'embrassait, et la lâchait le lendemain pour recommencer avec une autre. nous continuions à nous retrouver à travers champs. nous rions de tout. c'était magnifique. pourtant, il ne m'attirait pas, je me trouvais déjà, à l'époque, pas très jolie ni très intéressante. je savais que je n'avais aucune chance. quand il posait ses yeux sur moi et me souriait, j'étais vraiment heureuse. j'avoue avoir eu quelques moments d'égarement où je cherchais son regard, mais rien à voir avec l'amour que nous partageons aujourd'hui. nash volait et moi j'étais clouée au sol par ma maladresse et ma maladie, dont il connaissait l'existence (mais à l'inverse des garçons auxquels je le disais, cela ne le répugnait pas, et ça m'a fait plaisir, il a accepté mon défaut).
et après ?
à mes dix huit ans nash était en couple avec une fille depuis déjà un bon moment je crois. il me parlait d'elle quand je le retrouvais, et je souffrais. vraiment. la jalousie me rongeait et me tailladait dans tous les sens. j'ai essayé d'oublier. alors je ne venais plus le voir. je crois qu'il a été triste. moi je l'ai été. et puis je me faisais du mal toute seule. je n'avais qu'une toute petite soeur qui venait de naître comme compagne, et les jeudis étaient bien trop long sans ton père. un peu plus tard, il est venu me trouver. j'étais sous un arbre avec ma mère et nous nous reposions, goûtant à la chaleur de l'été, après que nous ayons étendu le linge ou quelque chose comme ça. il a salué maman brièvement puis il m'a sourit. je venais de passer une semaine à l'hôpital. j'étais épuisée. mais ma mère a hoché la tête, elle qui avait déjà tout compris. moi non, et je ne voulais pas le suivre.
mais tu l'as suivi quand même.
oui. moi qui le voyait souvent avec sa dame, j'étais étonnée. j'étais aussi intriguée. agréablement surprise qu'il vienne me trouver moi, agrippine, qui n'avait rien de bien. flattée même. je ne sais pas si je l'aimais encore. j'avais fini par, moi aussi, accepter sa décision. et puis il m'a dit des choses. de belles choses. j'ai compris qu'avec l'autre c'était fini. j'ai compris que je lui avais manqué. et j'ai pleuré. aggripine la forte n'était pas si forte que ça. je lui ai tout dit. tout raconté. ma jalousie. à quel point il m'avait manqué. et j'ai cédé. je lui ai dit que je l'aimais.
et ?
entre nous, quelque chose avait cédé. on ne se regardait plus avec de l'amitié, presque de la fraternité dans les regards. non, maintenant, l'amour avait fait place et nous réunissait enfin. nous, les deux amants dont personne n'aurait voulu. il m'a entraînée je ne sais plus trop où. et quand ses lèvres ont rencontré les miennes, qui était restées vierges de tout assaut amoureux, je n'ai jamais voulu les quitter. à nouveau, j'étais heureuse. j'aimais et j'étais aimée. il m'a offert tout ce que je voulais. je me fichais des autres filles. peu importait. parce que j'avais la conviction que mon bonheur allait être de courte de durée, comme les précédents qu'il avait semé. hélas, je me trompais ! nous sommes encore ensemble aujourd'hui ! et je dis hélas, mais plutôt grâce ! notre histoire a duré plus longtemps que toutes les autres.
comment je suis venu, moi ?
tu es venu un peu par accident mais pas tellement. nous voulions provoquer le destin. voir si on était capable de nous unir sans rien et de peut être engendrer un être formidable qui scellerait notre union, toi. et cela a marché. au début, on avait pas pensé aux conséquences désastreuses de notre acte. j'ai été affreusement malade il y a deux mois, on a cru à ma maladie, mais les médecin ont compris. j'ai essayé de cacher ma grossesse à mes parents. j'ai avalé des plantes, tout pour ne pas que l'on sache un jour. la femme qui m'a appris mes dons de rebouteuse a essayé de te faire partir, en vain. nash et moi étions dédespérés quand nos parents ont appris la nouvelle par des médecins. nash m'avait (d'après eux) déshonorée, ils ont même dit qu'il m'avait forcée, alors que tout le monde en ville savait que nous nous aimions et que j'aurais toujours été consentente. alors ils nous ont séparés. j'ai commencé à dépérir. j'ai peine à croire que c'était il y a deux mois. un peu moins même. c'est fou. c'était très rapide. nash m'a retrouvée et nous sommes partis d'aix. on avait pas grand chose, nos valises, nos papiers, et j'étais pas très bien. on a réussi, je ne sais par quel miracle, prendre l'avion. destination inconnue. on est arrivés ici, à santa cruz... tu connais la suite.
merci maman de me raconter tout ça.
j'avais besoin d'en parler.
à dans quelques mois, il est temps de te réveiller.
déjà ?
au revoir, maman.
agrippine prend soudain conscience que nash l'appelle d'une voix inquiète et qu'un torrent de larmes se déverse sur les draps.
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Agrippine
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MessageSujet: Re: AGRIPPINE   Dim 9 Avr - 11:33

note : faudra faire le coma
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